Ma tribune libre

La rebelle de Ben Slimane ….

9el9sem

Si la photo de la fille de benslimane frappe d’emblée par l’évidence de son caractère naîf, au contraire tout y est : avec la plus grande objectivité photographique possible, une construction de signes, d’objets, de mouvements, d’ahbits..; de provenance diverses s’interferent pour mieux réveler le déroulement, ici et maintenant, de la vie d’une fille « rebelle ».

L’angle formé par le regard nous fait rapprocher dans sa puissance et sa force du délice sensuel du brin de ‘Fliyou’ saisi d’une manière naturelle …mais très poétique.
Séduite aussi par le dispositif et les couleurs de ses soit disons « habits », on voit d’abord une partie d’un tricot noir masculin qui franchi la manche : on a compris , elle n’est pas l’unique de ses parents!
Enrobée dans un peignoir rouge pour se protéger du froid glacial de Benslimane, mais pour dire aussi qu’elle n’est pas gamine mais qu’on peut compter sur elle…
Le fil en plastique porté comme ceinture, de quoi s’agit’il? il est là pour planter le décor? une forme de protection encore une fois? ou pour dire que c’est l’artificiel qui -pour elle -la manière de révolutionner le naturel?…
Appreciez ce qui est ecrit sur son pull Bleu, on arrive à deceler le mot « Genuine » un mot anglais used to describe people and things that are exactly what they appear to be, and are not false or an imitation … (NO COMMENT)

A chacun donc d’y faire éclater son propre sens…

Merci 9el9sem pour ce joli texte….

Et vous qu’est ce que vous en dites ?

Mohammed Boukoutaya passionné du web, directeur de projet, consultant IT, spécialisé dans les solutions Web et mobilité entreprise. Fondateur des sites : YallaCine.com, Maroc-trip.com, jeveuxsortir.com et SortirauMaroc.com

11 commentaires

  • Illis

    Cette photo me parle…

    Mesdames et messieurs, enfants !

    Venez, venez tous ! Ecouter l’histoire non racontée !

    Il ne s’agit ni de compte ni de récit mais bien plus fort que ça ; de l’admiration. Ne vous sentez pas faibles à admirer ce petit détail de ce monde immense.

    Je n’userai pas de la langue cette fois mais plutôt du sens exprimant le simple plaisir.
    Son indifférence….

    Toute belle, toute fraîche, sûre d’elle… ses doux déplacements mettent à l’aise.
    Ses joues…

    Sèches et rudes….mais provoquent l’envie de les embrasser.

    Son regard…

    Perdu mais profond… du noir au milieu d’un blanc saillant…. Ses yeux disent long mais avec gaieté.

    Ses mains…

    Il se dit que les mains sont le livre de la personne…. A voir les siennes……on va dire le froid pour arranger tout le monde.

    Ses cheveux….

    Des boucles, du châtain… le soleil a marqué son passage….. « En tout cas elle aime jouer ».

    Calmez-vous, calmez-vous ! Je répondrai à toutes vos questions.

    Sentir la menthe pour la nième fois n’est témoin que d’un autre RDV pour savourer ce moment de plaisir que nous créons tous inconsciemment à la rencontre de ces saveurs naturelles. Vous vous disiez sûrement, c’est tôt pour elle, mais la découverte heurte tous les âges. Vous savez maintenant que c’est ce geste qui fait la beauté du plateau.

    Avouez le, les odeurs de la vie vous déplaisent, vous n’attendez que le moment pour « sentir autre chose ». Ça sent bon !!! Dites le souvent même avec ardeur.

    Ne partez pas Monsieur, je ne suis pas entrain de dire n’importe quoi. Vous êtes bourré de soucis certes mais c’est à vous de créer le plaisir autour de vous. Prenez RDV avec Dieu au pire des cas !

    Je continue ;

    Son gestuel…

    Maladresse de l’enfance –tenu avec deux mains- évoquant simplicité et ignorance. Ne vous concentrez que si besoin il y a. Les futilités ne méritent pas l’effort.

    Vous comprenez sûrement !

    Sa présentation….

    Un petit bout de femme… loin de l’assortiment des habits habituels d’enfants (couleur, style et taille). Mais plus charmant que tout. Ne peut-on pas conclure que le charme n’est pas parallélisme et ne respecte aucunement une condition ?!

    Mesdames et messieurs, soyez charmants et admirez.

    ==> Jouant dans son soin, elle ne s’informe pas s’il l’on écrit ailleurs de beaux mots sur elle. A y penser…

    Peut être dans une éventuelle randonnée à Ben slimane, ça serait sympa de lui offrir un cadeau pour sa figuration parmi nous.

    PS:
    @ 9el9sem : joli texte infiniment descriptif. Sinon, si ma mémoire est bonne, je me souviens que t’avais laissé un com sur une photo aux abattoirs, J’en conclue que tu t’intéresse à cette forme d’art. Je ne sais pas si t’es au courant mais CASAPROJECTA organise un évènement aux abattoirs pour une projection du best of les viédos, photographie, animation 3D, clips, court métrage….. le 10,11 et 12 le soir avec l’aide tjs de casamémoire.

  • 9el9sem

    un récit magnifique Illis, j’ai fait un beau voyage avec toi…
    Merci bcp pour le compliment , c’est sympo.

    « ==> Jouant dans son soin, elle ne s’informe pas s’il l’on écrit ailleurs de beaux mots sur elle. A y penser… »

    ma petite soeur m’avait dit la même chose quand elle avait lu ces deux textes 🙂 je lui ai dit c’est pas facile d’etre inspiré non plus. ça se paye cher!

    PS. pour le CASAPROJECTA , oui effectivement j’étais au courant, mais je n’ai pas pu y assister. je m’iteresse à la création artistique, c’est vrai , je n’en fais pas, (j’ai des amis qui m’invitent à chaque fois, et c’est toujours interessant, j’apprends beaucoup de choses) je suis plutot pour sa promotion sous toutes les formes, et que le lieu (les abattoires) soit dedié à ça.

  • Illis

    Ce fut un plaisir de te lire…. espérant te relire 🙂

    PS : j’ai assisté à deux courts métrages, des idées créatives, de la qualité technique. Par contre la manière avec laquelle on présente le plat laisse à désirer et aussi il n’y avait pas assez d’interventions de la part du public.

  • your angel

    La nature nous accueille au fond d’elle ! Il faut savoir se donner à la nature et lui frayer chemin au fond de nous.

    Trouverait on jamais mieux que cette figure, ce regard, ces mains, cette simplicité alourdie de profondeur pour nous le faire apprendre ? Pour renouer contact avec ces plantes, à leur odorat, à leur toucher, à leurs fruits… à leur ventre enfantant, qu’est la terre mère, la nature entière…

    Figure frimousse, gaie, dénudée d’engagements adultes, elle court chercher jouets auprès du lac et retourne se réjouir de sa conquête…

    Elle laissait s’envoler au vent des jours, ses cheveux naturellement bouclés, que le soleil et le henné ont naturellement rendus châtains…

    Elle jette le regard ambitieux et réfléchi pour méditer là où ses narines la font transporter. Là haut, loin vers les verdures…un peu avant la succession des arbres.

    Mains encore frêles, s’activent à développer tôt leur sens en frottant le bout d’herbe qu’elle saisit et s’émeut à en sentir fort l’odorat… ce même herbe qui adoucira les égratignures infligées par la rude gelée de ce rude hiver, sans espérer réellement qu’elles retrouvent le toucher semblables des petites mains de ses semblables.

    Dès son jeune âge, elle ose marier les couleurs et se marie au paysage qui lui sert de décor et dont elle se fend. Rouge, pour se voir déjà femme… Bleus, pour sombrer dans la quiétude des océans et tous les cieux… et puisqu’il a fallu emprunter aux roses leur couleur, elle est allée rendre, dans sa création styliste, du fil trouvée nulle part, la ceinture qui lui entourerait la taille, et ferait de son habit modeste, la tenue de rêves d’une petite princesse de … Benslimane !

  • mellassa

    Par Hana

    Elle..la première fois que j’ai vu sa photo, m’a rappelé celle de la Fille Afghane qui a été publié sur national géographie en 1985

    une réussite.. On ne peut savoir si c’est grâce à la fille ou à la prise …le regard, nous laisse perplexe entre un défi ou une timidité apparente … les traits de ce visage si jeune reflète la beauté calme de sa race …je la regarde, et je repars dans un passé que je connais par cœur … je ressens les journées qui passent dans l’ennui, les moyens sont simples, une plante, un cailloux, L’imagination est synonyme de jouer …le regard libre, je revis les moments eternels d’observation de l’unique monde qui m’entoure : la nature … le mélange des couleurs et la coiffure selon la dernière mode est un vocabulaire étrange… pour elle et pour moi …le seule souci présent est le froid….

    Elle … se sent libre et sûr d’elle là où elle vit …

    Je ne peux détourner mon regarde de cette photo sans penser à ce qu’elle deviendra un jour l’éclat de son regard ?

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